La
lutte intégrée
La lutte intégrée
est une stratégie qui consiste à analyser les risques
que présentent les différents ennemis d’une
culture et à évaluer les éléments naturels
limitant qu’ils rencontrent.
La lutte intégrée se fait à l’échelle
de la parcelle. Elle demande un raisonnement global de toutes les
maladies et la connaissance des seuils de tolérance.
Le seuil de tolérance économique est la densité
de population à partir de laquelle on doit déclencher
des mesures de lutte pour éviter des dégâts
économiquement inacceptables. Pour chaque maladie et chaque
ravageur, il existe des seuils limites à partir desquels
il faut intervenir.
Ces seuils permettent ainsi une utilisation raisonnée des
produits de traitement et non systématique.
· Méthode
d’estimation des risques :
Le contrôle visuel
: permet d’estimer directement au verger l’importance
d’un ravageur ou d’une maladie.
Le battage : complète le contrôle visuel. Il permet
de mettre en évidence certains ravageurs et auxiliaires difficilement
visibles à l’oeil nu.
Le piégeage sexuel : utilisation d’un attractif sexuel
(phéromones) pour capturer dans un piège les mâles
de certains papillons (ex :carpocapse)
Selon l’évolution observée de la maladie, le
nombre de ravageurs comptabilisés, ou le nombre de papillons
pris dans un piège, et avec les seuils de tolérance
connus, il y aura décision d’intervenir chimiquement
ou pas. L’arboriculteur peut donc raisonner sa lutte phytosanitaire.
· Autres méthodes
de lutte :
L’utilisation d’auxiliaires
ou prédateurs : (coccinelles, acariens prédateurs)
Ils pourront être introduits pour augmenter ou maintenir les
populations existantes. Les auxiliaires se nourrissent des prédateurs
des cultures. Il remplacent donc purement et simplement les traitements.
On devra donc concevoir ici d’utiliser des produits phytosanitaires
peu ou pas toxiques afin de préserver ces prédateurs.
L’utilisation de produits spécifiques devra être
prise en compte.
La création de variétés résistantes
à certaines maladies : ceci permettrait une très forte
diminution des traitements.
La confusion sexuelle : elle
consiste à introduire des diffuseurs d’hormones sexuelles
femelles de certains lépidoptères afin de perturber
les mâles et d’empêcher les accouplements.
Ces deux derniers points (variétés résistantes
et confusion sexuelle) sont encore en expérimentation. Le
verger expérimental de Poisy s’emploie à tester
ces deux méthodes. La lutte intégrée est en
pleine évolution et progression.
Elle permet donc de raisonner les actions au verger, dans le cadre
de la protection
phytosanitaire, en prenant en compte les facteurs pédologiques
et climatiques propres à la culture.
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